Allez, pour une fois un texte aussi sérieux que possible, si du moins je le puis.
J'explore sur ce site une question fondamentale, le fait que «les mots» et «les choses» ont une apparence ou une essence assez similaires mais une fonction ou une valeur inverses. Le point le plus important est qu'il ne faut en aucun cas se poser la question de l'apparence et de l'essence, qui sont irrésolubles puisque précisément on ne peut pas s'en servir pour différencier un mot d'une chose, et que cette capacité de différenciation est vitale. Donc, il faut s'attacher aux fonctions et aux valeurs, dont la compréhension est le seul moyen de parvenir sans trop d'incertitude à différencier les mots et les choses.
En tout premier, il existe deux termes en français qui sont des quasi-synonymes, l'un des apparences, des choses et des fonctions, l'autre des des essences, des mots et des valeurs, qui sont le premier “le corps”, le second “l'esprit”. Pour parvenir à, disons, avoir un bon discernement, ça ne se fait pas tout seul,il faut être cinq. Deux personnes “à l'extérieur”, deux »au milieu“, une “au centre”. De fait, ces personnes sont interchangeables, mais pour avoir une meilleure appréhension de la réalité il est préférable qu'elles aient une position stable. Ces cinq personnes sont aussi cinq positions symboliques, cinq fonctions, celles décrites de manière assez imagée et un peu ésotérique dans le texte curieusement intitulé «Les cônes-dômes-nés et les coupables». Les deux positions extrêmes sont occupées par “une femme” et “un homme”, les deux intermédiaires par deux individus inverses, un(e) “femme-homme” et un(e) “homme-femme”, la position centrale par une personne désignable comme “neutre” mais aussi comme “hermaphrodite”, selon l'aspect qu'elle présente, d'un côté elle est “ni homme, ni femme”, de l'autre elle est “et homme et femme”.
La raison pourquoi les positions sont interchangeables vient de ce que cette construction est la conséquence instantanée d'un événement que connaissent tous les humains ainsi que certaines autres espèces d'êtres vivants, et découle aussi d'une réalité concrète, la structure commune à tous êtres vivants, qui ne m'intéressera qu'accidentellement ici. Cet événement est “la reconnaissance du soi dans le miroir”. À cet instant et de manière immédiate un individu prend conscience,
- qu'il est,
- qu'il est semblable à sa mère,
- qu'il est semblable à son père,
- qu'il est différent de son père,
- qu'il est différent de sa mère,
- qu'il est semblable et différent.
Raison pourquoi il y a cinq fonctions mais six aspects, puisque l'une des fonctions concerne un individu “semblable et différent”, précisément semblable et différent à/de tous les autres autres. C'est un choc. Un choc irrémédiable. Ou plutôt non, un choc remédiable mais ça demande un temps assez ou très long, parfois infini, pour y parvenir.
Je poursuivrais bien cette intéressante discussion mais je suis un peu fatigué à cette heure (vendredi 2 janvier à 2h45) et vais vous abandonner pour quelques temps.
À très bientôt!
